Pour cette édition du Festival Photo Saint-Germain-des-Prés, la Galerie Arcturus propose « Murs, Villes, Hommes », une exposition collective de photographes. Ce titre fait écho au premier vers du poème de Victor Hugo « Les Djinns » : « Murs, Ville, Et port ». Ils sont apparus très librement, comme une évidence, quand le thème « Images et mots » choisi pour ce parcours photographique 2011 a été annoncé. La présence forte de la ville, les rapports que les hommes y entretiennent, la transversalité des sujets et des regards des photographes sont au cœur de cette proposition.
Les « Murs » sont les « Murs hantés » de Bernard Collet et d’Hervé Abbadie. La ville est abstraite, picturale, « esthétisée » par l’homme - souvent malgré lui mais toujours volontairement par le photographe - qui n’est évoqué que par les traces qu’il laisse sur ces murs.
Les « Villes » sont les « Villes habitées » de Marc Riboud et d’Hervé Gloaguen. Elles sont tentaculaires, absorbent les foules anonymes comme les individus.
Les « Hommes » sont les « Hommes décalés » de Peter Zupnik. Ils invitent à voir la ville autrement, en décalé en replaçant la figure humaine au centre, dans des situations loufoques, étranges.
L’exposition « Murs, Villes, Hommes » livre un jeu d’échelles des possibilités de la photographie à explorer les rapports entre l’homme et la ville, ainsi que la photographie elle-même, ses plans larges ou rapprochés, ses zooms, ses contre-plongées. Elle est également l’occasion de traverser les divers champs de la photographie argentique contemporaine - tirages noir et blanc, couleurs, approche plasticienne et documentaire, appareil à la chambre et appareil reflex.